Roland Garros 2001

Roland Garros 2001

Capriati, ce n’est pas fini !

C’est l’histoire d’un bébé star. Une petite fille de Long Island qui dès ses premiers pas tient une raquette en guise de hochet. Entraînée par son père, un ancien boxeur italo-américain, Jennifer Capriati assomme dès son plus jeune âge toutes ses adversaires. Des coups lourds du fond de court et une puissance phénoménale la rendent vite invincible. En 1989, la môme de 13 ans, remporte le tournoi Juniors de Roland-Garros puis l’US Open. L’année suivante, elle passe professionnelle et devient alors la plus jeune joueuse de l’histoire à atteindre les demies finales à Roland Garros. « Jeny » devient rapidement la coqueluche du public. Et des médias. Mais pour cette championne hors norme, la pression qui l’entoure est rapidement trop forte. Etouffante même. Jennifer peine à concrétiser tous les espoirs qui ont été placés en elle. Période d’errance…Entre 1994 et 1996, l’Américaine sombre dans la dépression et nourrit la rubrique des faits divers. Est-elle fichue pour le tennis ? Pas question ! Jennifer Capriati n’entend pas passer à côté de son destin. Après ce long trou noir, elle retrouve des lueurs d’espoir. L’année 2001 sera lumineuse. Après un premier titre du Grand Chelem remporté à Melbourne en janvier, Capriati brille à Roland Garros où elle profite des contre performances des favorites à l’image d’Amélie Mauresmo, éliminée dès le premier tour. Le chemin est donc ouvert pour l’Américaine qui affronte Kim Clijsters en finale. Après un début en fanfare de la Belge qui ne veut pas décevoir la Princesse Mathilde de Belgique, présente dans la tribune présidentielle. Encore une fois, après la claque de cette première manche (1-6), Jeny renaît de ses cendres. Son coup droit fait alors merveilles. Ses coups, plus profonds, lui permettent de gagner le deuxième set (6-4). Le dernier acte est dantesque. Le troisième set est le plus long jamais disputé dans l’histoire du tableau féminin. Un suspense haletant. Jennifer Capriati, plus fraîche physiquement l’emporte finalement 12-10. Le public ne peut que s’incliner devant cette résurrection dont seul le sport a le secret.